Documentation RestorSignal

Principes du référentiel

« Examinez la méthode. » — pourquoi le référentiel RestorSignal est conçu pour être audité.

Le référentiel RS-RVP repose sur un principe énoncé directement dans son texte normatif : « Vous n'avez pas à nous croire sur parole. La méthode est faite pour être auditée. » Cette page explique ce que cela signifie concrètement, et les principes qui en découlent.

Le client reste maître de l'artefact

RestorSignal ne se connecte pas à la console de sauvegarde du client, ne sélectionne pas lui-même une sauvegarde, ne recherche pas automatiquement un artefact et ne décide jamais quelle sauvegarde doit être contrôlée. Il ne nécessite pas non plus d'identifiants administratifs vers Proxmox, PBS, Hyper-V, un NAS ou un logiciel de sauvegarde. Le client sélectionne explicitement l'artefact et déclenche la vérification ; une automatisation peut être mise en place côté client, mais elle reste une instruction que le client a définie, jamais une initiative de RestorSignal.

Vérifier des faits observables, pas donner une impression

Le référentiel interdit explicitement les qualifications vagues du type « cette sauvegarde est bonne ». Un résultat RestorSignal doit décrire les faits observés, les composants utilisés, les critères appliqués et les limites de ce qui a été vérifié. C'est cette exigence de précision qui distingue un dossier de preuve d'une simple opinion.

Le statut du logiciel de sauvegarde n'est pas la preuve de RestorSignal

Un indicateur « Backup successful » affiché par un logiciel de sauvegarde ne constitue pas, à lui seul, une preuve de restaurabilité au sens du référentiel. RestorSignal produit sa propre preuve, indépendante de ce statut.

Une méthode faite pour être auditée, pas une certification

RestorSignal n'est pas un organisme de certification. Il ne délivre pas de certification ISO ni de « certification officielle », et le référentiel interdit explicitement des formulations telles que « sauvegarde certifiée » ou « garantie de restauration » tant qu'un schéma de certification externe applicable ne le permet pas. Ce que RestorSignal produit, c'est une preuve technique reproductible et traçable, avec des règles documentées, des scénarios versionnés, et des limites explicitement énoncées — à charge ensuite pour un tiers compétent, un auditeur externe ou un organisme de certification, de s'appuyer dessus s'il le juge utile.

Trois objets distincts, qui ne doivent jamais se confondre

Le référentiel repose sur une séparation conceptuelle stricte entre trois objets :

  • le référentiel définit ce qui doit être démontré — les niveaux, les statuts, les règles de remontée ;
  • le runner définit comment les observations sont produites — l'implémentation technique qui exécute réellement la restauration et les contrôles ;
  • le dossier de preuve est le résultat documenté d'une exécution — ce qui a été observé, avec quel outil, à quelle date, avec quelles limites.

Une évolution de l'implémentation d'un runner ne doit jamais changer silencieusement ce qu'un niveau signifie. Si le comportement d'un runner évolue au point d'affecter la portée d'un niveau, cela doit se traduire par une nouvelle qualification du protocole concerné, pas par une dérive silencieuse de sa définition.

Version documentaire : 1.0Dernière révision : 2026-08-14