Documentation RestorSignal

Niveaux de preuve

Ce que démontre chaque niveau L1 à L5, et ce qu'il ne démontre pas.

RestorSignal organise la profondeur d'une vérification en cinq niveaux cumulatifs, notés L1 à L5. Chaque niveau ajoute des contrôles plus exigeants que le précédent ; le niveau atteint par un test est le plus haut niveau démontré, jamais une moyenne ni une estimation. Cette page reprend la définition normative des niveaux telle qu'établie par le référentiel RS-RVP-01.

L1 — Accessibilité de l'artefact

L1 établit que l'artefact peut être lu et identifié : présence, ouverture, taille, lisibilité, format identifiable, empreinte cryptographique calculable.

Ce que L1 ne démontre pas : que l'artefact peut être exploité, ni qu'une restauration est possible. Un fichier parfaitement lisible peut être structurellement invalide, ou correspondre à une sauvegarde vide.

L2 — Intégrité structurelle

L2 établit que l'artefact possède les caractéristiques structurelles minimales nécessaires à son traitement : archive extractible, structure attendue, métadonnées essentielles présentes, absence d'erreur structurelle bloquante, syntaxe compatible lorsque pertinent.

Ce que L2 ne démontre pas : qu'une restauration technique aboutira. La structure peut être valide tout en contenant des données incomplètes ou un contenu applicatif inutilisable.

L3 — Restauration technique

L3 exige une opération réelle de restauration : import effectif d'une base de données, reconstruction d'un CT ou d'une VM, démarrage du moteur ou du système restauré, accès technique minimal après restauration.

Ce que L3 ne démontre pas : que les services restaurés fonctionnent réellement, ni qu'ils répondent aux sollicitations. Un système peut démarrer sans que ses services applicatifs soient opérationnels.

L4 — Validation fonctionnelle

L4 ajoute des contrôles de fonctionnement : service actif, port attendu, moteur SQL répondant, endpoint HTTP accessible, API technique disponible, filesystem attendu monté.

Ce que L4 ne démontre pas : que l'application répond aux exigences métier du client. Un service peut répondre techniquement tout en étant fonctionnellement incorrect au sens métier.

L5 — Validation applicative

L5 ajoute un protocole applicatif ou métier défini à l'avance, par le client, un MSP, un intégrateur, ou dérivé d'un modèle RestorSignal. La formulation normative est :

L5 — La restauration a satisfait les contrôles techniques requis et l'ensemble des contrôles obligatoires du protocole applicatif identifié dans le dossier de preuve.

Ce que L5 ne démontre pas : L5 ne signifie pas que l'intégralité des fonctionnalités de l'application a été testée. Le niveau atteint est strictement circonscrit au périmètre couvert par le protocole applicatif identifié dans le dossier de preuve — ni plus, ni moins.

La règle de remontée vers le statut d'un niveau

Un niveau n'est positivement obtenu que si 100 % de ses contrôles obligatoires sont PASS, sous réserve des exceptions NOT_APPLICABLE explicitement prévues par le protocole. Une ERROR sur un contrôle obligatoire ne bloque pas silencieusement le résultat : elle produit un statut de niveau INDETERMINATE, distinct d'un échec (FAIL) et jamais assimilé à une réussite (PASS). Voir Statuts des résultats pour le vocabulaire complet des statuts de contrôle et de niveau.

Version documentaire : 1.0Dernière révision : 2026-08-14Référentiel associé : RS-RVP-01 v1.0