Cycle de vérification
Les étapes suivies entre la sélection d'une sauvegarde et la production du dossier de preuve.
Une exécution RestorSignal suit toujours la même séquence, que le test se déroule en mode Local (chez le client) ou en mode Lab (environnement temporaire provisionné par RestorSignal). Cette page décrit ces étapes du point de vue du principe ; les détails techniques du protocole d'échange relèvent du référentiel RS-RVP.
1. Sélection par le client
La première étape n'est jamais réalisée par RestorSignal. Le client, son MSP ou sa DSI sélectionne explicitement l'artefact à contrôler — une sauvegarde de base de données, un CT ou une VM Proxmox, une archive de fichiers... RestorSignal ne se connecte à aucune console de sauvegarde pour choisir lui-même « la dernière sauvegarde », et ne dispose d'ailleurs pas des identifiants nécessaires pour le faire. Voir Répartition des responsabilités.
2. Déclenchement
Le test est déclenché par une action du client — manuellement, ou de façon automatisée via une tâche planifiée côté client (un cron, un scheduler d'entreprise). Une automatisation ne change rien au principe : c'est toujours une instruction définie par le client, jamais une initiative prise par RestorSignal.
3. Identification de l'artefact
L'artefact transmis ou désigné est identifié : présence, ouverture, taille, format, empreinte cryptographique calculable. Cette étape correspond au niveau L1 du référentiel (voir Niveaux de preuve).
4. Préparation de l'environnement
Selon le mode retenu, la préparation diffère. En mode Local, l'environnement d'exécution existe déjà chez le client, sous la forme d'un runner installé sur son infrastructure. En mode Lab, RestorSignal provisionne un environnement temporaire — création d'une machine virtuelle, provisioning — dédié à ce test et à lui seul.
5. Restauration
Une restauration réelle est exécutée : import effectif d'une base de données, reconstruction d'un CT ou d'une VM, démarrage du moteur ou du système restauré. Ce n'est jamais une simulation ni une vérification purement déclarative — le résultat provient d'une opération technique effective.
6. Contrôles post-restauration
Une série de contrôles s'exécute après la restauration : intégrité structurelle, puis fonctionnement des services, puis, lorsqu'un protocole applicatif a été défini par le client, les contrôles métier correspondants.
7. Qualification de chaque contrôle
Chaque contrôle reçoit un statut strict — PASS, FAIL, ERROR ou NOT_APPLICABLE. Voir Statuts des résultats pour la définition exacte de chacun.
8. Remontée des résultats
En mode Local, les résultats normalisés et scellés remontent à RestorSignal via un canal signé ; l'artefact et le Test Pack peuvent rester chez le client tout au long du processus. En mode Lab, RestorSignal observe directement l'exécution dans l'environnement qu'il a provisionné.
9. Production du dossier de preuve
Les résultats sont canonicalisés, scellés et, lorsque configuré, horodatés. Le dossier de preuve qui en résulte documente l'objet testé, le niveau atteint, les contrôles exécutés et leurs limites — voir Le dossier de preuve.
10. Destruction de l'environnement (mode Lab)
En mode Lab, l'environnement temporaire est détruit une fois le test terminé : secrets supprimés, fichiers temporaires effacés, puis destruction de l'environnement lui-même. Ces étapes sont elles-mêmes journalisables. En mode Local, cette étape ne s'applique pas puisque l'environnement d'exécution appartient au client et reste sous son contrôle.